Bilan

Synthèse des résultats, difficultés générales

Aspect qualificatif

  • Aide aux devoirs
  • Théâtre
  • Musique
  • Réduire la violence et l’agressivité
  • Activités littéraires, illustration, conte
  • Activités de cirque
  • Informatique
  • Dramatisation – Improvisation
  • Tutorat
  • Lieux de convivialité pour ados

POSITIF

Résultats qualitatifs positifs

  • plus de tolérance, plus d’intérêt pour les événements scolaires, plus de
  • solidarité parmi les élèves et aussi envers les professeurs
  • amélioration du respect mutuel et acceptation des différences
  • progrès chez certains au niveau de la tenue en classe
  • développement et meilleure concentration
  • le calme règne, possibilité d’être en silence
  • amélioration de la communication (parler mais aussi écouter)
  • sentiment de fierté devant les résultats obtenus, l’apport de chacun, la capacité de réaliser concrètement quelque chose
  • découverte de la valeur des émotions et de leur côté respectable et épanouissant
  • sentiment de plaisir, de bonheur et de complicité entre les partenaires
  • découverte de ses propres capacités créatives et fierté d’être reconnus dans un projet scolaire
  • développement de la confiance en soi
  • relations plus cordiales avec certains élèves et meilleures relations avec les professeurs
  • ouverture vers des techniques pédagogiques non classiques (ludiques, artistiques)
  • pourcentage de présences en augmentation
  • échanges avec les parents
  • moins de tracasseries, d’absences et bagarres à la cour de récréation
  • création et développement d’une dynamique de groupe
  • climat plus serein dans les écoles
  • limitation du nombre d’élèves pris dans le système par élimination (ens.gén. vers technique et ensuite vers prof.)
  • lecture plus fluide et plus vivante

DIFFICULTÉS

  • organisation des activités et des groupes
  • difficulté technique des horaires
  • difficulté à la recherche de moyens financiers
  • locaux inadaptés
  • groupes avec trop d’enfants présentant des troubles importants et difficiles à gérer
  • parfois manque d’investissement des directions d’école et des équipes pédagogiques
  • demande d’aide supplémentaire pour excursions
  • manque de soutien des parents, en cas de problème c’est toujours l’école qui doit trouver des solutions
  • parfois manque de sérieux des animateurs (très rare)


MOMENTS FORTS

  • Tournois (sportifs)
  • Présentation d’un spectacle
  • Animations et inauguration
  • Réalisation d’un album, de panneaux décoratifs
  • Résultats scolaires ;
  • Jeux appris sont joués spontanément durant les récréations ;
  • Présence des élèves en dehors des heures de cours, pour continuer le travail ;
  • Lieux de convivialité pour ados ;
  • Echanges entre le secondaire et le fondamental ;
  • Tutorat interne & externe
  • Aide aux devoirs : là où les résultats ont été les plus marquants, c’est au niveau du secondaire de tous les réseaux et pour les deux communautés. Cette aide a parfois été essentielle dans la réussite scolaire de certains jeunes. Le fait que cette aide soit gratuite a permis aussi à nombreux jeunes défavorisés d’y avoir accès.
  • Personnes ressources : la rencontre avec d’anciens élèves issus des mêmes quartiers qui suivent ou ont terminé des études a déterminé leur motivation. Grâce à ces modèles, la prise de conscience de l’utilité des études a été accentuée chez les élèves.
  • Création de journaux ;
  • PERSPECTIVES

    Les évaluations mentionnent que les projets ne peuvent être envisagés qu'à long terme (3 années), notamment pour assurer l'intégration des techniques utilisées par l'équipe pédagogique, c'est un véritable outil pédagogique pour les enseignants, un véritable outil de démocratie pour les élèves.

    Le D.A.S. est complémentaire et permet de par sa flexibilité de répondre aux besoins des directions d'école. Le Dispositif a généré des liens ou une certaine synergie avec les autorités communales et a permis des coordinations locales par rapport à cette problématique.

    Par rapport au fait de viser à assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale, des projets du D.A.S. sont gratuits pour ces élèves, ils demandent une méthodologie en fonction du projet pédagogique de l'école ou de projet de l'équipe éducative que ce soient les enseignants ou les élèves eux-mêmes.

    Tous ces projets présentent des caractéristiques propres en fonction de la population scolaire, du terrain. Depuis que ce Dispositif existe, une meilleure appréhension des projets est à constater au niveau des directions d'école. Le projet participe à l'ouverture de l'école vers l'extérieur. L'école accepte de partager le projet éducatif avec d'autres intervenants en confiance puisqu'elle reste promoteur du projet, et elle l'enrichit de la compétence des autres.

    Le D.A.S. initie cette démarche, il facilite le développement des synergies.

    Le D.A.S. est une ressource pour toutes les écoles qui veulent adjoindre de nouvelles facettes à leur projet éducatif. De part ce fait, les enseignants et les directions d'école commencent à savoir que leur esprit d'initiative de projets peut prendre de l'ampleur parce qu'il existe une structure souple qui leur fournira les ressources.

    En conclusion

    Le D.A.S. crée une dynamique autour de l'école. Et, in fine, c'est toujours l'école qui reste promoteur du projet, le fruit de son travail dépend de l'initiative du terrain.

    Il faudrait recentrer le D.A.S. sur l'objet initial de cette initiative à savoir « lutter contre l'absentéisme, l'exclusion scolaire, les violences et les incivilités ». La formule positive adoptée « d'accrochage scolaire » revêt deux aspects, à savoir l'aspect physique (être présent aux cours) et l'aspect intellectuel (assimilation des matières !).

    De ce fait dans l'enseignement secondaire la préoccupation fondamentale est presque toujours présente dans les demandes alors que dans l'enseignement fondamental il s'agit surtout d'activités (souvent par matières) occupationnelles. Activités intéressantes mais il s'agit bien de projets de remédiation qui répondent à la problématique du décrochage scolaire en vue du pourcentage des élèves d'origine étrangère avec une langue maternelle qui diffère de la langue de l'enseignement. Souvent les enfants arrivent à l'école maternelle sans connaître un mot de français.

    Il est notoirement connu que la maîtrise du français est la clé pour réduire l'échec scolaire et donc le décrochage scolaire. Il est un fait que dans le cadre parascolaire, les activités doivent être ludiques, agréables et constructives car la langue française est associée pour le reste du temps à « résultats scolaires » et « contraintes ».

    Mais grâce au D.A.S., on a pu installer une « culture » et un dynamisme « faisant » un complément, un « plus » au travail réalisé en classe et à la philosophie du projet d'établissement. Il permet de maintenir une équipe qualifiée et motivée.

    La « culture-atelier » est vue comme une activité pédagogique spécifique et non comme une garderie aménagée.


    ASPECT STATISTIQUE